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Les rituels pour la nouvelle année à l'origine méconnue ou oubliée

Les rituels pour la nouvelle année, que l'on pratique sans savoir pourquoi depuis des millénaires, s'appuient sur la symbolique des 4 éléments identifiés dans l'Antiquité par Aristote : le feu, l'eau, la terre et l'air. Ces rituels sont universels, même si la forme diffère quelque peu et si les religions locales leur ont affecté d'autres significations.

Alumer des bougies (et des guirlandes)

Le feu est l'élément central des quatres indispensables à la vie. Peut-être parce qu'il a longtemps terrifié l'homme avant d'être dompté. Comme le soleil, il réchauffe et il éclaire ; il compense son absence à l'époque où les jours sont les plus courts. Il purifie en faisant disparaître les immondices et fertilise la terre dont on a brulé la végétation comme le font aussi les cendres émises par les volcans. Le feu symbolise aussi la douceur et la sécurité du foyer et l'embrasement dont a besoin un couple pour se reproduire. On y offre ses vœux sous différentes formes pour que la flamme qui s'allonge verticalement les porte jusqu'aux dieux. Certains brûlent le calendrier de l'année passée ou des papiers portant leur vœux.

Décorer la table de blé germé, manger des lentilles et s'embrasse sous le gui

Parmi les rituels pour la nouvelle année, ces deux-là reposent sur la nécessité d'unir les 4 éléments pour obtenir la vie ou la réveiller. Ainsi, depuis l'Antiquité, et sans doute même antérieurement, les humains font un semis dru de graines dans une soucoupe, souvent du blé ou des lentilles, 20 jours avant le premier de l'an pour avoir une herbe de la plus belle allure sur la table de fête et représenter le retour des récoltes et de la production de nourriture. De même, servir un plat de lentilles le jour de l'an symbolise le miracle du retour à la vie de la graine endormie. Le gui, seule verdure sur les arbres dans le nord, représente lui aussi l'attente du printemps.

Prendre un bain ou aller au sauna

L’eau, ressource naturelle indispensable à la vie purifie sans forcément détruire. Au contraire, elle a donné naissance à Vénus, donné une nouvelle direction à la vie de Moïse et les sources miraculeuses ont partout et de tout temps guéri les malades. Sans elles, les plantes ne poussent pas. Aussi, en bord de mer et dans certaines rivières, va-t-on se jeter dans l'eau pour un bain de nouvel an (pour défier le froid aussi) et dans le grand nord on va se purifier la peau au sauna.

Souffler des bougies

Peut-être moins connu, ce très antique rituel fait intervenir l'air, le souffle qui donne la vie et qui, par son immatérialité, symbolise l'esprit, l'âme. Avant minuit, chaque convive se voit attribuer 3 bougies représentant l'une "Merci !", l'autre "Assez !" et la troisième "Encore !". Puis chaque convive place ses bougies au centre de la table en disant s'il veut que ça continue, que ça cesse, ou qu'il s'estime comblé. Il n'est pas obligé de préciser pourquoi. À minuit, la tablée entière souffle les bougies.

Et les étrennes ?

Un des rituels pour la nouvelle année toujours bien encré dans les familles et dans certaines professions, la coutume du don d'étrennes nous vient du culte de la déesse romaine de la santé Strena. Au départ, le prêtre chargé du temple distribuait des plantes supposées être universellement prophylactiques (de la verveine, semblerait-il) que les gens s'offraient ensuite réciproquement. Ce modeste don fut remplacé par une médaille précieuse que les maîtres donnaient à leurs inférieurs.

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